Rainbow Rowell - Attachement

Titre : Attachement

Auteur : Rainbow Rowell

Édition : Milady

Nb de pages : 480


Résumé : Chargé de contrôler les e-mails de l'entreprise pour laquelle il travaille, c'est ainsi que Lincoln se retrouve à parcourir les échanges électroniques d'une certaine Jennifer et de sa collègue Beth. Sans même avoir échangé un seul mot ou seul regard avec cette dernière, le jeune homme va peu à peu s'en éprendre... 

Une douce chick-lit au masculin


« Je ne savais pas que quelqu'un pouvait m'aimer comme ça. M'aimer à l'infini, sans jamais avoir besoin... d'espace »

Avant de m'attarder sur Attachement, je voulais rapidement vous expliquer pourquoi j'adore Rainbow Rowell ou, plus précisément, les personnages de ses romans. Ils ne mènent pas une vie à faire rêver tout Instagram mais ils ne sont pas non plus des marginaux. Il est facile de s'identifier à eux car ils sont simplement dans la moyenne. Je trouve formidable de se dire que oui, on peut écrire de nombreux chapitres sur la vie de personnages si proches de nous. Ce sont des outsiders. Avec leurs complexes, leurs doutes et leurs petites joies quotidiennes qui viennent sécher quelques larmes. Les romans de Rainbow Rowell permettent de prendre conscience qu'être « normal » c'est déjà être le héros de son histoire et que ça, c'est bien !

Dans Attachement, nous faisons la connaissance de Lincoln, un geek assez solitaire et timide qui peine toujours à oublier Eve, son amour de lycée, après déjà neuf ans de séparation. Un tantinet mollasson le garçon, on comprend que sa sœur et ses amis tentent de le secouer ! Après la fac, il est revenu chez sa mère, laquelle est ravie de lui cuisiner de bons petits plats. Sa vie, Lincoln l'occupe entre son Samedi soir Donjons & Dragons, de rares sorties avec son pote Justin et un travail de nuit où il s’ennuie. Me suis-je moi-même ennuyer à lire le quotidien de ce mec lambda ? Parfois, mais j'ai apprécier m'ennuyer à le voir évoluer doucement mais sûrement. En plus, une comédie romantique avec un homme pour héros, ça change !

Celle dont Lincoln va s'éprendre, c'est Beth, critique cinéma dans le même journal que lui. Comme indiqué dans le résumé, le job de Lincoln consiste à signaler tous les mails ne portant pas sur le travail du journal. C'est ainsi qu'il va voir apparaître les discussions de Beth avec sa collègue et amie Jennifer. Comme Lincoln, nous ne connaissons des jeunes femmes que se qu'elles écrivent dans leur mails. J'ai vraiment aimé ce choix de l'auteur et j'aurais d'ailleurs apprécié avoir encore plus de messages. Beth et Jennifer sont très drôles, elles parlent vraiment de tout et de rien mais surtout de leur vie sentimentale. D'un côté, Jennifer est mariée et elle a autant peur qu'envie de tomber enceinte. De l'autre Beth est amoureuse de Chris, un musicien avec qui rien n'évolue depuis la fac. Lincoln va s'attacher à elles et ne pourra se résoudre à signaler leur manquement au règlement.

Sans même l'avoir rencontré, Lincoln va avoir le coup de foudre pour Beth. C'est très beau à suivre même si, en soi, ce principe d'espionner les conversations est assez flippant, vous ne trouvez pas ? À mon goût, il y a un peu trop de rendez-vous manqués avant LA rencontre mais cette lecture à, comme toujours avec Rainbow Rowell, était une jolie parenthèse. Petit coup de cœur pour le personnage de Doris, l'adorable dame des distributeurs et le charme suranné de ce récit qui, bien qu'intemporel, se passe en 1999. Ce sont les petits cinémas indépendants qui sont menacés de démolition, la crainte du bug de l'an 2000, les vieux ordinateurs, des films comme Vous avez un message... J'adore !

Envie de vous attacher à ce roman ?
La Petite Boulangerie du Bout du Monde - Jenny Colgan

Titre : La Petite Boulangerie du Bout du Monde

Auteur : Jenny Colgan

Édition : Pocket

Nb de pages : 494


Résumé : Contrainte de fermer son entreprise et fraîchement célibataire, Polly Waterford décide de repartir à zéro en s'installant, pour un temps, sur une petite île des Cornouailles. Pour retrouver confiance, elle s'y adonne à sa passion : la boulangerie. Les bonnes odeurs de pain frais ne tardent pas à attirer quelques curieux ; des rencontres qui pourraient bien changer les plans de Polly.

Un feel-good book revigorant


« Le point fort de Mount Polbearne [...] c'est son aspect préservé. Le calme, pas de soucis d'embouteillage. Une paix et une tranquillité absolues »

A louer. Dans les Cornouailles, sur la charmante et solitaire île de Mount Polbearne, petit appartement plein de potentiel situé au-dessus d'une ancienne boulangerie abandonnée. Vue sur l'océan. Travaux à prévoir. Idéal pour un break ou un nouveau départ... Ne vous fait-elle pas de l’œil ma jolie annonce ?

Le temps de 494 pages, nous emménageons dans ce pied-à-terre atypique aux côtés de la courageuse et optimiste Polly Waterford qui, lorsque ses vies professionnelles et privées volent en éclat, va trouver refuge sur cette île coupée du monde. S'il va falloir quelques temps à la jeune femme pour faire son nid et se reconstruire, de mon côté je me suis immédiatement laisser embarquer par cette histoire somme toute classique mais à l'esprit follement « doudou ». En ouvrant ce roman, je me suis retrouvée submergée par les rires, les larmes, les embruns, les rassurantes odeurs de pains frais et de miel ainsi que la gentillesse de certains personnages.

Chahutés par la vie et les vents du large, les habitants de Mount Polbearne n'en restent pas moins enjoués. Cultivant partage et entraide, ils sont l'âme de ce récit. En rédigeant cette chronique, je repense à l'accueil généreux de Jayden ou Tarnie, des marins au grand cœur et à l’appétit féroce qui, chaque nuit, bravent les dangers de la mer ; je repense à la coriace propriétaire de Polly piaillant aussi fort que les mouettes mais étouffant sa vraie souffrance ; je repense à Huckle, charmant apiculteur qui a fui son passé ; je repense à Kerensa, la volubile amie de Polly qui débarque telle une tornade ; je repense à Neil, cet adorable macareux un peu désorienté ; et je repense évidement à Polly qui va peu à peu, aux côtés des autres protagonistes et à travers sa passion pour la boulangerie, retrouver le sel de la vie...

La Petite Boulangerie du Bout du Monde est une plaisante et revigorante escapade livresque, touchante parfois, feel-good surtout. Bien que la dure réalité y soit présente (problèmes financiers, développement du tourisme, cruauté de la nature...), j'en garde avant tout un souvenir d'agréable cocon. C'est une lecture pendant laquelle je me suis tout bonnement sentie bien et où j'ai pris plaisir à m'évader. Je lirais avec enthousiasme la suite ! N'hésitez pas à aller faire un tour du côté de cette savoureuse et croustillante Petite Boulangerie du Bout du Monde mais attention elle n'est pas accessible à marée haute ^^.

Envie de découvrir cette tranche de vie ?

Titre : Je peux très bien me passer de toi

Auteur : Marie Vareille 

Éditions : Charleston

Nb de pages : 315


Résumé : Deux amies insatisfaites de leur vie amoureuse font un pari : Chloé devra faire vœu d'abstinence et s'exiler à la campagne le temps d'écrire le roman de ses rêves et Constance devra elle coucher avec un inconnu le premier soir.

Une chick-lit française moderne et réaliste


«J'ai droit à un smiley en retour. Je déteste les smiley, c'est de la publicité mensongère, ça rendrait adorable le pire des connards. »

J'aime beaucoup la chick-lit comme vous avez peut-être pu le remarquer. C'est frais et feel-good, parfait pour une addict de comédies romantiques ! Depuis des années, je voue un culte à la reine du genre : Sophie Kinsella. A tel point que j'hésite parfois à me tourner vers d'autres auteurs. Mais cet été, j'ai décidé de me faire un été dédié à la chick-lit française ! Pourquoi ? Tout simplement en raison du livre auquel est consacrée cette chronique ! J'avais vu tellement de bons avis qu'il fallait que je me fasse le mien. Et j'ai le plaisir de vous annoncer qu'il vient s'ajouter aux éloges que j'ai pu lire !

Dans Je peux très bien me passer de toi, nous suivons la vie de Chloé et Constance, deux amies qui se sont rencontrées dans un club de lecture. Toutes deux célibataires avec leurs doutes et problèmes viennent du même village dans le bordelais (mais quelle coïncidence). En dehors de cela, elles sont diamétralement opposées. Constance est une incurable romantique ayant un peu trop abusée des romans de Jane Austen. Absolument nulle en matière de drague, elle rêve à son M.Darcy (un certain Tristan) assise sur son canapé, sablés et thé à la main, devant une comédie romantique. Ah oui et elle traverse une période de trou noir sexuel (no sex land) depuis de nombreux mois. Chloé de son côté est belle, pleine de confiance et enchaîne les coups d'un soir pour tenter de se remettre de sa rupture. Elle est toujours amoureuse de son ex Guillaume lequel travaille dans la même entreprise et s'apprête à se marier. Si je ressemble beaucoup à Constance, c'est pourtant le personnage de Chloé que je pense avoir préféré car son histoire est plus complexe. Mais toutes deux sont très attachantes et sympathiques à leur façon et c'est avec plaisir que nous suivons leur aventure ! Et quelle aventure !

Ce pari fou d'échanger leur approche sentimentale va les entraîner dans une quête de soi, d'amour et d'amitié qui nous apprend à oser changer. L'histoire de Chloé est la plus riche. Ses parties sont plus longues et nous embarquent pour la campagne bordelaise où nous posons nos valises chez Tonton Gonz et Jacqueline en face du charmant vignoble du non moins charmant Vincent. J'ai beaucoup aimé avoir une grande partie du récit à la campagne, ce qui change de la plupart des ouvrages et les scènes que passent Chloé avec Mamie Rose sont drôles et émouvantes. En parallèle, l'histoire de Constance oscille entre son job, une parenthèse londonienne truculente et...des cours de séduction donnée par une certaine Baby-Doll !

Vous vous en doutez, on ne s'ennuie pas une seconde. Au delà du rythme, Marie Vareille distille un grand nombre de références tout au long du récit : Jane Austen évidemment mais aussi 50 nuances de Grey.... Je peux très bien me passer de toi est un roman profondément ancré dans l'ère du temps. Les héroïnes sont loin d'être parfaites et possèdent des mentalités et un humour correspondant aux filles d'aujourd'hui. Vous avez encore besoin d'un argument pour vous décider à le lire ? Sachez que les deux points de vues apportent une grande richesse d'autant qu'ils ne sont pas écrits de la même manière. En effet, si les parties de Chloé sont comparables à un roman habituel, celles de Constance se présentent quant à elles sont la forme d'un journal intime ! Le tout porté par une plume vive et accrocheuse qui sait être légère mais aussi profonde. Une très belle lecture qui me donne envie de déboucher une bouteille de château d'Yquem de 1985 ;) Lire ce roman pour comprendre !


Vous passerez-vous de ce roman de Marie Vareille ?
Pétage de plomb chez François Ier

Auteur : Ariane D.

Édition : Hugo Roman

Nb de pages : 224


Résumé : Ariane, une pure fashion victim du XXI° siècle atterrit en 1523, devant la porte de ses aïeux. Avec son franc-parler et ses étranges manières, elle fait une arrivée pour le moins remarquée, laquelle va la conduire jusqu'à la cour de France où entre flirt avec François Ier et stylisme, elle va se retrouver au cœur d'une des plus sournoises intrigues de l'Histoire.

Quand une fashionista débarque à la Renaissance !


« Allons, insiste-t-elle, ne restez point plantée comme vache à l'étable »
«  Ah, ben...bonjour la courtoisie ! Dis-je vexée comme un pou de me faire traiter de grosse vache »


Oh la la par où commencer pour vous parler de ce roman complètement poilant et en même temps fortement instructif. Car qu'on ne s'y trompe pas, Ariane D. s'est très bien documentée ! Derrière l'histoire c'est un peu un manuel des coutumes du XVI° siècle. On y découvre que le sucre était un aliment réservé aux riches, le concept des baigneries, le mode d'emploi d'un bûcher alors divertissement so chic, les bals, les mœurs très légères... Pour tenter de décrire un peu plus ce livre, je dirais qu'il y a un peu de Kaamelott, des Visiteurs mais aussi des pastilles de La Connasse de Canal + au niveau de l'humour et du personnage principal. C'est parfois un brin vulgaire ou joliment fleuri ce qui ne plaira peut-être pas à tout le monde :)

Tout au long de cette folle aventure, on retrouve une confrontation entre les époques dans les actions, les émotions mais aussi le langage ce qui rend la lecture totalement immersive. Comme vous le montre la courte citation, une partie du récit est en vieux français et l'autre en français ultra-moderne ! Le choc est un peu rude les premières pages puis je m'y suis vite habituée et j'ai trouvé intéressant de voir la façon dont notre langue a évolué engendrant quelques savoureux quiproquos ! Mention spéciale aux très nombreuses références populaires émaillant l'histoire : Valérie Damidot, Maya l'Abeille, Game of Thrones, Kate Moss... un joyeux défilé !

Côté personnages toute la cour de France s'invite à la fête ! Louise de Savoie tient son rôle de je cite « fouteuse de merde à mi-temps » pendant que son fiston, François Ier le bel hipster chasse toutes les séduisantes proies se présentant sous ses yeux. Entre deux paragraphes de son Heptameron, Marguerite de Navarre tape la discute avec Rabelais et en exclusivité, Diane de Poitiers nous livre ses secrets de beauté qui nous rien a envier aux routines d'aujourd'hui ! Et c'est au milieu de ce tourbillon, alors que le fourbe Charles III de Bourbon fomente un complot, qu'Ariane de Boisset est catapultée. Cette fashionista parisienne est la définition même de la fille « attachiante ». Elle est pleine de préjugés, s'empêtrent dans des situations impossibles mais fonce fonce fonce ! Porteuse d'un gêne particulier, elle est fréquemment catapultée, sac Chanel visé à l'épaule, dans de lointaines époques loin de son quotidien branché du XXI° siècle. Elle va ainsi faire la connaissance de ses ancêtres : Mamie Jarsande, sergent major des bonnes mœurs et de sa « sœur » du XVI° siècle Henriette qui va alors connaître sa première cuite mémorable ! Elle va aussi croiser un charmant jeune homme, une recluse et bien d'autres surprises !

J'ai vraiment adoré ce livre ! C'est drôle, frais, rythmé et par dessus tout, à la fin de ma lecture, j'avais la sensation que tous ces grands noms de l'Histoire étaient devenus mes amis. Ariane D. est parvenue à m'embarquer et à rendre cette période bien plus accessible et distrayante évidemment que dans un livre de cours ! A noter que l'objet-livre est vraiment sublime. Un soin particulier a été apporté à sa mise en page et quelques photographies illustrent certains passages. J'attends la suite avec impatience !

Prêt à vous aventurer dans les couloirs du temps ?

Auteur : Eva Rice

Édition : Le Livre de Poche

Nb de pages : 531


Résumé : La vie étroite et monotone de Pénélope Wallace, une jeune fille de 18 ans issue d'une famille aristocratique désargentée, va changer lorsqu'elle va rencontrer Charlotte Ferris et son cousin Harry Delancy lequel va demander à Pénélope de se faire passer pour sa petite amie pour tenter de reconquérir une extravagante actrice dont il est toujours épris.

Un roman british, pop et 50's


«A dix-huit ans, lorsqu'on attend impatiemment qu'il se passe quelque chose [...], le fait d'habiter une telle demeure donne de vous une idée très précise, avant même que vous ayez ouvert la bouche»

Que ce roman est fabuleux et que je suis nostalgique de l'avoir terminé, il y a déjà quelques mois de cela. Même quand je n'étais pas en train de le lire, je rêvais aux personnages, aux situations, à l'ambiance si enivrante. Ne vous fiez pas au titre ni au fait que cela soit classé en chick-lit car il y a une vraie atmosphère historique dans cet ouvrage. Les personnages sont frais mais la légèreté n'est parfois qu'une apparence. C'est très drôle mais aussi émouvant par instant.

Nous sommes en 1954, en Angleterre, alors que les grandes demeures des riches familles sont en train de céder face à la modernité et l'arrivée de l'American Way of Life. On perçoit toute la dualité entre les années 40 et 50. D'un côté les anciennes générations qui ont connu l'avant-guerre, qui vivent dans le passé et de l'autre les jeunes qui après tant de privations sont en quête de liberté et de renouveau. Il y a une réelle rupture. Nous retrouvons ce fossé entre Pénélope, l'héroïne de l'histoire et sa mère Talitha, jeune et jolie veuve dépressive. Toutes deux vivent à Milton Magna Hall avec Inigo, le frère de Pénélope. Cette résidence gothique, reflet des temps passés, joue un rôle central dans le récit. Ses longs couloirs où s'alignent les tableaux des ancêtres tombent désormais en ruine alors que la famille croule sous les dettes pendant que, miséricorde, il pleut des cordes dans la bibliothèque !

Les personnages sont bien développés et très attachants. Pénélope est aussi anglaise, timide et sage que son amie Charlotte est vive, pétillante et pleine d'assurance. Harry, le cousin de cette dernière, est un magicien (eh oui il a un prénom prédestiné pour cette carrière le garçon ^^) cynique au charme fascinant qui m'a conquise ! Malheureusement au grand désespoir de sa mère, l'excentrique Tante Clare, il tente de reconquérir Marina, une flamboyante actrice américaine très portée sur la bouteille et très comique malgré elle.

Mais il y a encore un élément que je n'ai pas abordé et qui pourtant rythme tout le récit : la musique. Jazz, rock'and'roll et pop résonne en permanence dans la vie de nos héros, entre Inigo et ses rêves de gloire, l'arrivée d'Elvis Presley ou les chansons de Johnnie Ray. Car ce qui forgea l'amitié de Pénélope et Charlotte c'est bien leur passion commune pour cet artiste ! De vraies groupies ! Cela m'a fait un peu penser à la série Mes Plus Belles Années ou American Dreams en v.o que j'adorais ! Mais si souvenez-vous, c'était ça : 
 

Concernant l'histoire à proprement parlé, il ne se passe pas grand chose. Nous suivons en un sens le parcours initiatique de Pénélope. Avec elle, nous sommes pris dans un tourbillon de soirées arrosées, de discussions autour d'un thé, de rendez-vous romantiques, de rencontres et drames et bien évidemment d'un secret de famille. Tout est terriblement romanesque, plaisant à lire et amener par une plume spontanée et aérienne que j'ai hâte de retrouver dans le dernier ouvrage paru de l'auteur : Londres par hasard qui bien qu'indépendant promet de recroiser certains personnages ! En attendant, on se quitte en musique évidemment avec le fameux Johnnie Ray :) 
 


Vous laisserez-vous entraîner dans cet entraînant roman ?

couvrez le drôle de rencard inspiré de ce roman ! Et la semaine prochaine pour une coiffure également inspiré de L'amour comme par hasard !
la vie épicée de charlotte lavigne tome 1

Titre : La vie épicée de Charlotte Lavigne (tome 1)
Auteur : Nathalie Roy 
Édition : Pocket
Nb de pages : 427

Résumé : Québécoise « pure laine », Charlotte Lavigne, 33 ans, est recherchiste à la télévision. Mais c'est surtout l'homme de sa vie qu'elle recherche. Gaffeuse et passionnée de cuisine, son but est de réussir le souper parfait. De sa famille à ses collègues de bureau en passant par ses inséparables amis, Charlotte met les petits plats dans les grands pour impressionner ses convives.

Une savoureuse chick lit au pays des caribous

 

« Mais bon généralement, mes soupers sont assez réussis, même s'il y a toujours un petit quelque chose qui n'est pas parfait à mon goût. Mon rêve serait de réussir le souper parfait. Sans aucune tache »


Pour terminer l'hiver et aborder les beaux jours rien de mieux qu'une lecture légère se déroulant dans un pays froid ! Avec sa couverture pop & vintage à souhait, ce premier tome de La vie épicée de Charlotte Lavigne m'a tout de suite mis l'eau à la bouche et je n'en ai fait qu'une bouchée !

Le ton est donné dès la première page avec en entrée un épisode très frais à la poissonnerie qui m'a fait plus que sourire. D'une rencontre salée avec des bisons à une partie de pêche so caliente en passant par les prédictions (un peu vaches) de la voyante Marguerite, nous suivons les tribulations culinaires et amoureuses de Charlotte. On retrouve les traditionnels ingrédients girly de la chick lit mais tout est subtilement distillé donc pas d'indigestion ! Charlotte est une fille qui nous ressemble vraiment, à laquelle on peut facilement s'identifier ce qui n'est pas toujours le cas dans les comédies romantiques. Ici pas d'appart' de rêve, ni de voiture de luxe, loin d'être parfaite Charlotte galère comme nous parfois...Bien sûr tout est relatif vu que notre héroïne sort tout de même avec un beau et riche Français !

Charlotte est naturelle, simple, gaffeuse et légèrement portée sur la bouteille mais elle est avant tout terriblement attachante. Les situations sont tellement loufoques et imprévisibles qu'on ne peut que rire ! C'est un personnage divertissant et pétillant comme du champagne ! Alors oui on peut lui trouver un petit côté Rebecca Bloomwood à la sauce culinaire. Elle s'obstine, fonce et n'apprend pas vraiment de ses erreurs. Autour d'elle on trouve une sympathique brochette de personnages, de sa meilleure amie Aïsha à P.O le cuisto un brin macho en passant par Roxanne l'animatrice égocentrique et la mère cougar de Charlotte. Mention spéciale pour Ugo le pote gay loin des clichés. La vie épicée de Charlotte Lavigne c'est une belle histoire d'amitié mais aussi bien évidemment d'amour. D'ailleurs mon seul bémol concerne Maxou l'amoureux français trop coincé et rabat-joie à mon goût...

On ne comprend pas tout (je suis bêtement restée face à quelques phrases à me demander que voulait dire tel ou tel mot si mystérieux ^^) mais l'écriture est fluide, agréable et on se prend au jeu des mots québécois rencontrés par ci par là : « chum, bec, de la grande visite, ouin, pogner, pitourne, bazou, magasiner, se chicaner »... J'ai également adoré trouver en début de chapitre une petite citation ou proverbe qui nous annonce le menu des pages qui vont suivre. Mais alors attention ce livre donne très très faim entre fricassés de lapinaux pistaches, tuiles au caramel et l'inévitable mousse à l'érable et autres plats qui nous sont énumérés. À vos tabliers car Charlotte aime la bonne bouffe !

Le final est riche en révélations, chaleureux, drôle et gourmand à l'image du livre. Je suis tout simplement « tombée en amour » avec ce premier tome, un vrai régal ! C'est de la très bonne chick-lit à la hauteur des livres de Sophie Kinsella. Comment dire que maintenant je rêverais d'être invitée à la table de Charlotte pour participer à ses rocambolesques dîners où le spectacle n'est jamais loin ! En attendant j'ai hâte de déguster le tome 2 de La vie épicée de Charlotte Lavigne !